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  • May 13, 2026

Je suis la mosquée de Dioulassoba

Je suis née vers 1880, selon les documents du colon et vers 1873, aux dires des autochtones de Dioulassoba. On m’appelle couramment la vieille mosquée de Dioulassoba. Je suis située à deux pas au nord de l’hôtel de ville. J’ai été offerte par le chef bobo Sakidi Sanou comme cadeau de reconnaissance au maître coranique pour son soutien lors de la bataille de Bama, vers 1871. Il a fallu 10 années de mobilisation de toutes les 22 colonies Bôbô pour me mettre au monde, en raison de deux rangés édifiées par an. Je suis la grande mosquée de Dioulassoba. Grande de mes dix-huit rangées, j’ai la capacité d’avaler 810 âmes et même plus, surtout les vendredis, le jour de mon « repas préféré ». Mon bras droit s’étend sur cinq étages tandis que mon bras gauche n’a que quatre étages de haut. Mes deux bras qui me servent de minarets, abritent les retraites spirituelles depuis la nuit des temps. Mon physique de type Soudano-sahélien tient sur un corps en banco mélangé avec du foin et du beurre de Karité.   Les longs poils rugueux (les bouts de bois) qui paraissent sur toute l’étendue de mon corps, servent d’escalier aux hommes pour panser les éventuelles plaies visibles issues de l’usure du temps. Quant à mes cheveux, ils sont en bois et soutenus par plusieurs piliers en banco. Il est vrai que j’ai plus de cent ans d’Age, néanmoins j’ai bénéficié d’une nouvelle peau en 2019 qui m’a débarrassée de l’ancienne déjà dégradée. Cette rénovation réalisée par la communauté musulmane de l’Ouest avec l’aide du ministère de la culture m’a donné mon éclat d’antan. Depuis ma naissance je vis ici, sur un ancien site de culte bobo. Ainsi depuis toujours, je partage harmonieusement cette chambre avec la religion traditionnelle. Je reste la grande mosquée de Dioulassoba. Ce mardi 4 Août  a servi d’occasion rêvée pour les stagiaires de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) dans le cadre de leur voyage pédagogique à Bobo. Vu l’enthousiasme de ces visiteurs, je pense leur avoir fait belle impression. Je suis la mosquée de Dioulassoba. Revenez me voir quand vous voulez.  Adama Julien DEMBELE Groupe Journalisme

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  • May 13, 2026

Dafra : Histoire de silures pas comme les autres

Les silures de Dafra sont indubitablement un pôle d’attraction pour touristes venus visiter la capitale économique du Burkina Faso, Bobo-Dioulasso. Ces poissons sont considérés comme étant les aïeux du fondateur de Sya.  Perçu comme un lieu de culte, le Dafra est magique selon les croyances des Bobos mandare. Cette mare aux poissons sacrés constitue depuis plusieurs années un site touristique dans la ville de Sya. Le caractère sacré de ces aquatiques, fait qu’ils ne sont ni tués, ni mangés. Certains de ces silures sont si gros qu’à la vue, on pourrait leur attribuer un poids d’environ 17 kg.  Ce lieu-dit revêt un esprit magique dont le mystère est resté pendant longtemps insondable. Raison pour laquelle la marre Dafra attire de nombreuses personnes en quête de grâces ou de promotion sociale. Toutefois le vœu exaucé, la personne est tenue de revenir avec un autre sacrifice pour remercier les « poissons-génies ». Pour remercier l’esprit des silures sacrés pour leurs bienfaits, les tripes de l’animal sacrifié sont données à manger aux silures à la fin du rituel. S’il advienne qu’un silure meurt, il est traité comme un humain avec une inhumation digne de ce nom. Des sanctions sont encourues par quiconque oserait tuer un de ces aquatiques après jugement au tribunal. Au-delà de la punition du tribunal des humains, tout contrevenant peut être frappé d’une malédiction pouvant atteindre sa lignée, selon les traditionnalistes. La couleur rouge et les bijoux en or sont interdits à l’accès de Dafra. Ils sont supposés être des facteurs de provocation des génies de ce lieu. Pour le bonheur des personnes à la recherche de miracle il est conseillé de s’y rendre le lundi, vendredi et dimanche. Stéphanie. W. Andréa HIEN Groupe B, Journalisme

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  • May 13, 2026

Les stagiaires journalistes au cœur du 60eme anniversaire de la proclamation  de l’indépendance du Burkina Faso [Photo]

A l’occasion du 60eme anniversaire de la proclamation  de l’indépendance du Burkina Faso, les stagiaires en journalisme de l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication(ISTIC) s’activent dans la rédaction d’articles de presse en ligne et en presse écrite, ainsi que des reportages en radio et télé. [rev_slider alias= »SlideRedac »]

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  • May 13, 2026

60ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance du Burkina : Le bilan qu’en font des Bobolais 

Le Burkina Faso, anciennement république de Haute-Volta, a accédé à l’indépendance, le 05 Août 1960. 60 ans après, quel bilan les Burkinabé font-ils ?  Voici ce qu’en pensent des citoyens de la ville de Sya, capitale économique du Burkina.  Le Burkina commémore ce 5 août 2020 le 60ème anniversaire de son accession à l’indépendance. Mais de l’avis de certains Bobolais, le Burkina n’est pas encore indépendant. Le pays dépend toujours d’une certaine manière de l’extérieur, estime Fanta Fofana, citoyenne au secteur numéro 08 quartier Sikassosira. Parlant de façon générale, elle avance que « sur le plan politique bon nombre de nos dirigeants font toujours recours aux occidentaux pour rester ou pour accéder à la tête de leur Etat ». Quant à Noufou Targuetta, de passage à Bobo, « nous ne sommes pas indépendants mais plutôt nous tentons de l’être ». Pour cause, il déplore le fait que les pays africains ne puissent pas s’unir ou s’organiser pour combattre le terrorisme et défendre leur propre souveraineté nationale. Ils sont obligés de recourir aux puissances étrangères pour le financement, l’exécution des opérations et la mise en œuvre, soutient-il. Des effigies des leaders des indépendances La fête de l’indépendance est célébrée au Burkina chaque 11-Décembre. Néanmoins, Noufou Targuetta propose que des rencontres de sensibilisation, des conférences publiques ponctuent la commémoration du 05-Août sur toute l’étendue du territoire.  Cette proposition rencontre l’assentiment de Réné Kaboré, un nostalgique du passé. « Aujourd’hui à Bobo les gens vaquent à leurs occupations, on ne sent plus la ferveur de la fête », regrette-t-il. Au regard du contexte sécuritaire et sanitaire au plan national, Réné Kaboré suggère « qu’on fasse même si c’était des pagnes avec des photos des anciens leaders, comme Maurice Yaméogo, Nazi Boni, Gerard Kango Ouedraogo… Cela contribuerait un tant soit peu à la promotion de la culture et du savoir à nos tout-petits ». Comme pour conclure, Noufou Targuetta « invite les Africains à valoriser l’Afrique par le changement de mentalité et la culture de l’excellence. Une interpellation est aussi faite aux gouvernants, à œuvrer pour un véritable développement de nos pays et des peuples africains ». Bernard DIASSO Groupe B, journalisme

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  • May 13, 2026

Des stagiaires de l’ISTIC chez le chef suprême des Bobos madare : Bénédictions et conseils aux futurs journalistes

Les étudiants de niveau 2 de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) étaient le mardi 4 Août 2020 chez le chef des Bobo mandare. Journalistes, communicateurs et techniciens au nombre d’une soixantaine ont reçu bénédictions et conseils de Sa majesté  Sidiki Sanou. Durant ce deuxième jour des activités entrant dans le cadre de leur voyage pédagogique, les stagiaires de l’ISTIC ont pu échanger avec le chef sur des sujets portant sur la vie sociale, culturelle, politique et économique de sa communauté. Plusieurs sujets ont été abordés. A cette occasion, des questions relatives à l’historique de la ville de Sya,  à l’organisation sociale des Bobo ont été soulevées. La place de la femme dans la communauté bobo, le rôle du chef dans la résolution des conflits intercommunautaires et bien d’autres ont reçu également des réponses  du chef par la voix de son porte-parole. Histoire et conseils Les étudiants ont pu apprendre que le créateur de la ville de Sya est un musulman mandingue. Il s’est d’abord installé à  Satili puis à Timina, avant de résider entre  la rivière d’Houé et le Dafra. Dans la ville de Sya, il y a sept grandes familles.  Les forgerons constituent une caste importante car ils   ont fortement contribué à l’installation du roi par la fabrication des armes et autres outils d’agriculture. Les griots aussi ne sont pas en reste car ayant chanté les louanges pour donner la force au roi pour remporter la victoire lors des batailles. Les marabouts ont également une place de taille dans la communauté bobo. Les noms de famille Sanon ou Sanou (transformation due à la transcription en français)  signifie ‘’or’’, caractérisant les activités commerciales auxquelles s’adonnent les bobos. Au terme de ces échanges, sa Majesté  Sanou a béni ses visiteurs en insistant sur la mission importante à eux confiée dans l’information et la sensibilisation des masses. Il leur a  souhaité une bonne carrière. Il a par conséquent prié afin que le séjour à Sya puisse se dérouler dans la santé et la paix.  Il n’a surtout pas manqué de conseils aux jeunes apprenants afin qu’ils deviennent des maillons importants dans leur rôle de quatrième pouvoir. Safa-ou KABORE Groupe B, journalisme

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  • May 13, 2026

60 ans d’indépendance du Burkina Faso : Le président KABORE réaffirme son engagement pour la consolidation de la nation

Le Burkina Faso célèbre ce 5 août 2020, le 60ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance. Le président du Faso, Roch Marc Christian KABORE a souhaité une bonne fête de l’Indépendance à tous ses compatriotes à travers une déclaration publiée sur twitter. Il s’est engagé à poursuivre l’œuvre de construction nationale. Roch KABORE a aussi évoqué le contexte national marqué par le coronavirus et la situation sécuritaire difficile. « Face à ces fléaux, nous avons su nous battre et nous adapter », a-t-il déclaré. Il a par conséquent salué tous les acteurs de la santé, de la sécurité et de la défense pour tous les efforts consentis. Stéphanie HIEN Groupe B presse en ligne

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